Après plusieurs mois de travail,
rosa b est ligne.
C'est une revue web, un nouvel espace de réflexion et de discours sur les pratiques culturelles actuelles dont les maîtres d'ouvrage sont le CAPC musée d’art contemporain et de l’Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux.
J'en ai assuré la direction artistique, le développement technique et
Thomas Boutoux la direction éditoriale du premier numéro, qui porte essentiellement sur un questionnement autour de pratiques éditoriales.
Au sommaire :
une rencontre avec
Mark Manders et Roger Willems, artiste et graphiste hollandais, directeurs de Roma Publications (film)
un entretien avec le romancier, éditeur et activiste américain
Matthew Stadler
un entretien avec le graphiste britannique
Stuart Bailey, éditeur de la revue Dot Dot Dot (film)
la première traduction française d’un texte de
Friedrich Kittler, philosophe allemand des sciences de l’information et de la communication
Ici, quelques éléments du projet.
Je suis parti d'un choix de police de caractère et d'un fonctionnalité.
La police des titres est
Aminta qui a été dessiné par Gareth Hague, que je trouvais intérressante dans ce dialogue entre ce qui ce lit à l'écran et/ou sur du papier, puisque c'est une police contemporaine (2003) de la famille mécane.
La deuxième chose qui a conduit le projet, était cette envie de redonner une forme de materialité, un poids, aux éléments qui composent une page (du texte et des images) : jouer avec des apparitions/disparitions, un travail avec des calques et des fenêtres (interface première des ordinateurs).
j’ai essayé de scénariser, de mettre en scène les différentes composantes de l’interface : ne pas tout donner à lire ou à voir, en même moment, au même niveau. Ce qui est à moitié caché, à moitié dévoilée est peut-être finalement plus présent, plus attirant. C’est exactement l’inverse d’un portail.
Cette idée d'une construction par couches, par strates n’est pas en soi innovante : c'est d'une part l'interface première des ordinateurs (la méthaphore du bureau) et d'autre part un élément capital dans la construction de ce que l'on appel "l'espace moderne". (Cf : les collages Cubiste, la "pensée archipélique" d'E.Glissant ou même encore un élément au coeur de la pensée d'un théoricien comme
Yona Friedman).
Tout le reste vient du contenu de chaque article. Et s’il y a de la technique (et il y en a aussi), elle est au service d’un projet, d’une écriture graphique, rien d’autre.
Par exemple, la page concernant l’article de S.Bailey a été la plus difficile à mettre au point, mais cette possibilité de déplacer et d’agrandir les images dans la page est en cohérence avec la méthodologie utilisée par M.Aphesbero pour conduire l'entretien : il vient à la rencontre de Stuart Bailey avec sa « banque d'images » constituée de couvertures de magazines, de pochettes de disque, de diverses publications, dans des éditions différentes, et il les pose sur la table : l’interview se construit comme une sorte de « blind test »
Ce qui génère la parole et l’échange ce sont les objets et les commentaires autour de ces objets imprimés.
Le prochain numéro arrive bientôt.
On parle de rosa b
L’édition, l’art et l’art de l’édition
The weblog of The Institute for the Future of the Book.
Kadist Art Fondation
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